
Salut tout le monde, j'éspère que mon blog participera à créer un nouvel espace pour la communication et l'échange fructueux d'opinions en toute liberté.
Une aube affaiblie
Verse par les champs
La mélancolie
Des soleils couchants.
La mélancolie
Berce de doux chants
Mon coeur qui s'oublie
Aux soleils couchants.
Et d'étranges rêves
Comme des soleils
Couchants sur les grèves,
Fantômes vermeils,
Défilent sans trêves,
Défilent, pareils
des grands soleils
Couchants sur les grèves.
Paul Verlaine (Poèmes saturniens)
Soleils couchants est le premier poème de la section « paysage triste » des poèmes saturniens de Paule Verlaine, exaltant la mélancolie du poète issue de son expérience aussi bien amoureuse que douloureuse avec sa sœur adoptive Elisa.
Dans quelle mesure, le poète reflète sa mélancolie sur le paysage extérieur en le rendant aussi triste, à l’image de son état d’âme.
Le poète est seul dans le monde après la perte d’Elisa. Donc, il a besoin d’un pluriel qui effacera sa solitude, d’où l’usage des soleils en pluriel bien qu’il n’en existe qu’un seul sur la planète. En revanche, peut être que ces soleils existent ailleurs loin du réel. Là, au monde virtuel… le refuge des poètes, fais par lui-même, par son imagination, ses rêves mais aussi ses cauchemars.
En fait, cette allusion montre, de même, l’embarras du poète qui est probablement une fuite volontaire du monde humain… le monde des méchants… !
La détresse de Verlaine est extrême, son malheur est très profond. Sa tristesse est assez lourde à tel point qu’il n’arrive pas à l’assumer.
En outre, la répétition de la « Mélancolie » (vers3, vers5) prouve à quel point le poète est obstiné par son malheur. En effet, par le biais de la récurrence, Verlaine accentue sa détresse en le mettant en valeur puisque c’est elle le thème majeur de son poème. L’allitération en « b » (premier vers) reflète l’état de bouleversement auquel le poète est soumis.
En somme, le monde de dérision est un monde plein de perturbations ou tout se mêle = l’aube et le coucher de soleil ; les rêves et les cauchemars. Autant d’antonymies reflétant l’intérieur agité, perturbé du poète.
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C'est vrai que le monde décrit par Verlaine est un monde noir,un ailleurs triste mais je me demande comment il est ton monde a toi? noir comme celui du poéte? ta vision au monde ressemble t-elle a celle de paul verlaine? j'aimerai bien recevoir la réponse
si on aime un poème,c'est pas forcement parcequ'on partage le poéte sa vision du monde ou encore qu'on éprouve les memes sentiments du poéte.
j'aime verlaine pourtant je suis plus optimiste que lui .et mon monde est en rose car j'aime la vie.
mais généralement on aime un poeme car soit on aime les images décrites soit que le poeme a touché nos fond!!et paul verlaine est quelqu\\\'un qui arrive à toucher vraiment le fond!!moi je me rapelle de deux lignes de son poeme que javais lu il ya 5 ans et ca resté graver dans ma mémoire et je m\\\'en souviens à chaque fois que je suis dans la meme situation et je me trouve dans ces deux lignes!!il dit : il pleut dans mon coeur comme il pleut dans cette ville
qu\\\'elle est cette longeur qui pénètre mon coeur.....
merci nora de nous avoir fait découvrir ce beau poeme,mélancolique mais j'aime....
a plus