Entretien avec Mme SUREAU
Mme SUREAU, d’origine parisienne, est professeur de l’Anglais à l’école supérieure de technologie (EST) à Safi, elle nous rend compte des différences culturelles entre son pays d’origine
- Merci Mme Sureau d’avoir accepté de réaliser cet entretien. Sachant que vous avez résidé depuis plus de seize ans à Safi, quels sont les aspects socio-culturels marocains qui ont attiré profondément votre attention ?
- En fait, Safi pour moi est une ville ou on peut ressentir la chaleur du contact entre ses habitants. Heureusement, vous avez encore la convivialité des petits épiciers (Hannouts) ou vous pouvez bavarder, rigoler un peu avec Mr l’épicier, et souvent rencontrer hasardement des amis avec qui se déclenchent des conversations inattendues. Et justement, c’est cette simplicité et authenticité du contact qui nous manquent le plus en France. en effet, à Paris, comme dans toutes les villes européennes, on a souvent plus du temps pour rencontrer des amis ou pour rendre visite à des parents et parfois même, on est si préoccupé ou pressé à un point qu’on ne peut pas partager un plat avec sa famille… !
- Pour les Safiots, comme pour tous les marocains, le mariage est une institution sacrée qui résulte tantôt d’un contentement entre un couple tantôt d’un engagement officiel. Est-ce que la notion du mariage est conçue de la même façon en France ?
- En réalité, le mariage en France est entrain de disparaître, en fait, plus de 50% des couples sont non-mariés et on assiste, presque, à un divorce sur deux au sein des familles françaises. En plus, ils y a des individus qui se marient après avoir eu deux ou trois enfants ce qui reflète une certaine légerté morale qui découle d’une perte des valeurs religieuses. De même on constate de plus en plus la fréquence de ce qu’on appelle, en France « Union Libre » sans engagement devant un prêtre. En revanche, au Maroc, on assiste encore d’une sorte de contrôle social exercé par le groupe sur les individus puisque la plupart des mariages sont arrangés et se concluent par l’intermédiaire de la famille.
- D’après votre expérience, est ce qu’au Maroc on a pu aboutir à la même égalité de l’homme et la femme qu’en France ?
- Pratiquement non, à Safi, et au Maroc la femme reste encore subordonnée à l’autorité de l’homme, puisqu’elle vit dans une société patriorcale ou la culture du « mâle » domine ,toutefois, même e n France, à Paris précisément, on assiste encore à une des criminations entre les deux sexes dans le domaine du travail, en fait, la femme est souvent moins payée que l’homme, probablement que cela du à la simple raison que la femmes accepte les jobs moins ou faiblement payé.
- Est-ce que les mêmes procédés éducatifs sont pratiqués au Maroc qu’en France ?
- Heureusement, au Maroc et à Safi, l’enfant est subi à une éducation rigoureuse, éduqué suivant une certaine discipline. Certes en France, une grande marge de liberté est accordée à l’enfant ce qui assure son épanouissement et la formation de sa personnalité indépendante mais, cette liberté est convertie.


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