Enquête
Le quartier Laârissa à Safi
Souffre d'une injuste marginalisation ..
Le quartier Laârissa est un quartier populaire de la ville Safi. En fait, il connaît de nombreuses problématiques liées au développement économique inégal .On y inscrit un fort taux de chômage, drogue, et trafics, et cela est dû , bien entendu, aussi bien à la rareté des postes du travail qu'au manque frappant d'infrastructures sociales et économiques. Alors, consciente de ce problème après après avoir contacté un échantillon des habitants de ce quartier, j'ai mené une enquête sue ce quartier longtemps marginalisé en vue d'apporter des réponses concrètes aux problèmes rencontrés par la population.
En fait, de nombreux témoignages des diverses catégories sociales, résidant à ce quartier, ont confirmé l'aggravation d'une situation alarmante de vol, des agressions physiques, locaux brûlés, affrontement des bandes des criminels locaux avec la police.Alors, il est clair que cette population souffrent d'une forte stigmatisation qu'il faut mettre au jour car rien n'est pire que le silence.
Entre autre, un tel quartier est présenté comme insaulubre ou sinistré et leurs habitants comme des délinquants. En effet, un grand nombre des jeunes résidant à ce quartier, qui cherchent des emplois, affirment qu'ils n'osent guère à dire la vérité qu'ils y habitent car il est ,même localement, mal famé!
Heureusement, on signale le rôle qu'a joué l'Association d'Aide à l'Enfant et à la Famille (AMAE) dans l'accompagnement des jeunes et des familles des quartiers populaires de Safi. Précisément, elle a assuré la gestion de l'animation du centre Laârissa: centre d'accueil, d'écoute et d'orientation qui dispose d'une garderie pour les enfants, d'un atelier de couture, d'une salle d'alphabétisation et d'une salle d'accueil.
D'après des témoignages locales, l'Association des Paralysés du Sud du Maroc(APSM) ont pris en charge leurs enfants et adolescents atteints de divers handicaps au sein d'un centre dédié. Celui-ci est composé d'une école adaptée pour les enfants polyhandicapés, d'un espace de rééducation, d'un atelier de formation à l'informatique .
Par ailleurs, en plus de véritables problèmes qui existent objectivement dans ce quartier, les habitants doivent se défendre contre l'image publique d'eux-mêmes, très négative et même parfois pessimistes.
En fin, à partir de mon blog considéré comme un modeste espace visant de casser la silence qui a couvert longtemps plusieurs aspects de notre malaise quotidien, je tiens à interpeller tous les journalistes locaux de mener d'autres enquêtes sur d'autres quartiers safiots marginalisés en vue d'une participation active à la focalisation à la mise au point de leurs véritables problèmes quotidiens…!
FETTOUK NOURA


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